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Les forces en présence
16/06/2017 (15h07)
Les forces en présence

Les onze équipes présentes dans les Hauts-de-France ne manqueront pas de ressources pour atteindre leur objectif respectif. Tour d’horizon des enjeux et des athlètes à suivre lors des trois jours de compétition au stadium Lille Métropole.

France
Troisièmes en 2015 à Cheboksary, les Bleus auront l’avantage d’évoluer à domicile devant un public entièrement acquis à leur cause. Candidats déclarés au podium, ils n’ont jamais fait moins bien que cinquièmes depuis 2009 et sont en constante progression depuis 2011. Mais les nombreux blessés dans les rangs français, dont Jimmy Vicaut, le dernier en date, pourraient handicaper le collectif tricolore. Mélina Robert-Michon, Renaud Lavillenie et Mahiedine Mekhissi seront les leaders du collectif français.

Allemagne
Vainqueurs en 2009 et 2014, les Allemands font figure de grandissimes favoris de cette édition 2017 en l’absence de la délégation russe, suspendue par l’IAAF. Dominateurs sur le continent dans le domaine des lancers, ils pourront également compter une densité en hausse sur les épreuves de demi-fond, et sur quelques jeunes pousses prometteuses dans les autres disciplines techniques. Les hommes forts Robert Harting, David Storl et Thomas Röhler devraient faire parler leur puissance dans le Nord.

Grande-Bretagne
Même s’ils n’ont pas toujours joué le jeu des championnats d’Europe par équipes, les Britanniques restent une valeur sure à l’échelle européenne. Même s’ils ont décidé de ne pas dépêcher sur place leurs meilleurs éléments, laissés au repos en vue des Mondiaux à domicile, les sujets de Sa Majesté seront quoiqu’ils arrivent des prétendants au podium final. Malgré de nombreuses absences, ils pourront quand même compter sur les lanceurs Nick Miller et Sophie Hitchon, ainsi que la hurdleuse Eilidh Doyle.

Pologne
C’est l’équipe qui monte en Europe. Troisièmes en 2014, les Polonais ont remporté le classement des médailles lors des deux derniers championnats d’Europe, en plein air à Amsterdam en juillet 2016 et en salle en mars 2017 à Belgrade. Excellents dans les lancers, ils sont également très solides dans toutes les disciplines du sprint. Le podium est clairement dans leur viseur. Les lanceurs Pawel Fajdek et Konrad Bukowiecki, ainsi que les demi-fondeurs Adam Kszczot et Marcin Lewandowski seront leurs pièces maitresses.

Italie
Sixièmes de la dernière édition, les Italiens semblent largement en mesure d’obtenir leur maintien dans la plus haute division européenne des championnats d’Europe par équipes. Pour viser un podium, il faudrait toutefois quelques bonnes surprises pour les Transalpins, qui pourront néanmoins compter sur de jeunes pousses prometteuses. Le vétéran Fabrizio Donato, meilleur performeur européen de l’été au triple saut, sera fort utile pour les guider.

Pays-Bas
Les Hollandais font partie des trois équipes promues en Superligue cette saison, et auront comme ambition principale de conserver leur place à ce niveau. Leurs principales têtes d’affiche devraient se retrouver dans les courses de sprint, à commencer par le champion d’Europe en titre du 100 m, Churandy Martina, qui sera aligné sur 200 m pour l’occasion.

République Tchèque
Eux aussi font leur retour à l’échelon supérieur, après avoir été relégués en 2014. Pour éviter de faire à nouveau l’ascenseur, les Tchèques pourront compter sur leurs demi-fondeurs et quelques lanceurs de bon niveau. La décision pourrait bien se jouer à quelques points en fin de journée dimanche. Parmi les athlètes à suivre de près, signalons Jakub Vadlejch au javelot, Radek Juska à la longueur, Jan Kudlicka à la perche et Tomas Stanek au poids.

Ukraine
Les Ukrainiens font partie des tauliers des championnats d’Europe par équipes. Septièmes en 2015 après deux sixièmes places, ils ont déjà connu les honneurs d’un podium avec une troisième place en 2011. Toujours très forts chez les filles, ils comptent également beaucoup sur de jeunes pousses très à l’aise dans les différents championnats internationaux jeunes. Outre Dmytro Demanyuk à la hauteur, les deux Olha, Zemlyak sur 400 m et Saladukha au triple saut, devraient rapporter de précieux points.

Biélorussie
Promus en 2015, les Biélorusses s’étaient sereinement maintenus à Cheboksary en 2015, après avoir réintégrés l’Elite après un an de purgatoire. A nouveau sur la corde raide cette année, ils n’auront pas le droit au moindre faux pas pour sauver leur place. Leurs lanceurs seront les fers de lance de la délégation slave, à l’image de la spécialiste du poids Aliona Dubitskaya ainsi que la hurdleuse Alina Talay.

Grèce
Les Grecs fêtent leur grand retour au sein du gratin européen, puisqu’ils n’étaient plus apparus à ce niveau depuis l’édition 2010 à Bergen (Norvège), où ils avaient pris la dixième place. Le renouveau grec passe par les disciplines techniques, et notamment les sauts, où la nouvelle vague hellène fait merveille : Kostas Filippidis et Ekaterini Stefanidi à la perche, Paraskevi Papahristou. Pas sûr que ce soit suffisant pour se maintenir, mais ils vendront chèrement leur peau, tout comme le lanceur de javelot Ioannis Kiriazis.

Espagne
Huitièmes des trois dernières éditions, les Espagnols peuvent compter sur leurs demi-fondeurs pour engranger de nombreux points. S’ils ne sont pas en veine, ils pourraient bien être à la lutte pour ne pas descendre en deuxième division en 2018. Habituellement faibles dans les lancers, ils sont en progrès dans le domaine des sauts depuis quelques années. Le Cubain naturalisé Orlando Ortega sera une des principales têtes d’affiche de la compétition sur 110 m haies.