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La fièvre monte
02/06/2017 (18h05)
La fièvre monte

A trois semaines des championnats d’Europe par équipes à Lille, le comité local d’organisation est à pied d’œuvre pour que la manifestation soit un succès. Jean-Pierre Watelle, de la Ligue des Hauts de France et Thibault Garandet, du Lille Métropole Athlétisme, lèvent le voile sur les coulisses de la préparation de l’évènement.

La machine, bien huilée, est à l’œuvre, derrière chaque évènement sportif de grande ampleur. Avant que les projecteurs s’allument le vendredi 23 juin, la préparation minutieuse de la fête de l’athlétisme au Stadium Lille-Métropole a commencé, depuis longtemps déjà. « Une vingtaine de personnes sont d’ores et déjà impliquées au quotidien. Chaque chef de secteur est au travail depuis plusieurs mois sur l’organisation et la préparation de l’évènement », détaille Jean-Pierre Watelle, directeur de la Ligue des hauts-de-France. « Nous avons travaillé en collaboration avec nos clubs, et en tant que club local, le LMA joue un rôle important. La métropole européenne de Lille a également joué un rôle décisif en tant que partenaire financier numéro 1 de la manifestation », reprend-il.
Son équivalent au club de Lille Métropole, Thibault Garandet, approuve. « On a géré le recrutement des volontaires en lien avec la métropole. Nous avons reçu 450 candidatures pour environ 230 postes à pourvoir. Cela fait un réservoir important de gens à qui l’on pourra faire appel en cas de désistement. Tout n’est pas encore bouclé, car nous n’avons pas encore intégré toutes les contraintes horaires, mais c’est en bonne voie. Nous aurons des besoins logistiques dès le lundi précédant l’évènement, avec plusieurs équipes sollicitées, et cela va monter crescendo jusqu’aux trois jours de compétition. » Il a également noté un phénomène intéressant de polyvalence au sein des volontaires qui ont offert leurs services. « On a allié nos réseaux de communications avec la Métropole et de la Ligue pour élargir au maximum le recrutement et coller au mieux aux missions données par European Athletics. On s’est rendu compte qu’il y avait une grosse communauté de volontaires dans les Hauts de France qui se passent le mot sur tous les grands évènements. C’était le cas pour les Mondiaux de hand, l’Euro de foot ou l’Euro de basket. C’est vraiment intéresser pour nous de pouvoir compter sur leur expérience. »

La fibre locale joue à plein
Au total, le vivier local aura permis qu’ « une grande partie des bénévoles est issue de la Région des Hauts-de-France, y compris les jurys, qui sont composés à 90% de juges de la Ligue des Hauts-de-France », apprécie Watelle. « Certains postes sont dédiés aux jeunes adhérents des clubs du coin, notamment ceux qui officieront lors de la cérémonie protocolaire d’ouverture », complète son collègue.
« On ressent un véritable engouement, on a une demande importante des clubs pour participer à la manifestation. En 2011, on avait bien réussi nos championnats du monde cadets. Nous n’avons plus organisé de grand meeting depuis le meeting du LMA en juin 2012, donc les gens qui aiment l’athlé sont en attente d’un tel évènement », note le directeur de la Ligue. Cette dernière a d’ailleurs prévu une opération d’initiation au premier sport olympique dix jours avant le premier coup de pétard. Du 13 au 15 juin, sur la piste du Stadium, des dispositifs Kid Stadium et Urban athlé seront dressés pour accueillir 5000 enfants et adolescents, des écoles, collèges et structures sociales du coin, avec pour chaque journée une équipe de quinze à vingt personnes dédiées pour l’encadrement.
Le vendredi 23, quelques heures après les premières épreuves des championnats, une course populaire baptisée Friday Run proposera aux participants de fouler à leur tour la piste en tartan nordiste. Longue de dix kilomètres, elle partira et se terminera dans le stade, puis se déroulera dans le parc urbain et autour du lac du Héron. « L’idée c’est d’associer le grand public à un évènement international d’envergure. C’est quelque chose qu’on a toujours fait en marge du meeting de Liévin par exemple. Cela se fait partout ailleurs dans le monde. Cela permet de mobiliser un peu de public, puisque les gens vont rester au stade ensuite », espère Jean-Pierre Watelle. Ils pourront également apprécier, au plus près, le savoir-faire des organisateurs.